Palan manuel à chaîne de manoeuvre

Les palans munis d’une corde ne sont quasiment plus utilisés. Ils sont supplantés par les palans manuels à chaîne, palan à chaîne de manœuvre, qui sont les palans les plus utilisés. La plupart de ces palans sont fabriqués en Chine et sont peu chers.

Généralement, en fonction des modèles, les capacités de charge se situent entre 250kg et 50 tonnes.

Ces palans liés à un système de mouflage permettent de lever des charges très lourdes (comme expliqué dans le descriptif général des palans). Ils sont équipés d’un crochet supérieur tournant qui permet d’accrocher le palan à levier sous un anneau ou une griffe de suspension.

En standard, ces palans sont composés d’un corps de palan avec des carters en acier, un réducteur équipé d’un frein généralement sans amiante, un crochet de suspension, un crochet de levage, pour les grosses charges une moufle inférieure et éventuellement une moufle supérieure fixée au palan, moufles équipées de poulies appelées de noix de renvoi, un volant d’entrainement, une noix de levage, parfois un limiteur de charge, parfois un bac à chaîne et 2 chaînes, la chaîne de levage et la chaîne de manœuvre

Principe de fonctionnement,
des palans

En tirant sur cette chaîne qui forme une boucle, elle fait tourner un volant de manœuvre, qui entraîne les pignons du réducteur, qui entraîne une noix de levage. Cette noix entraîne la chaîne de levage avec un crochet à son extrémité. Ainsi, si l’on tire sur la chaîne de levage dans un sens ou dans l’autre, on fait monter ou descendre le crochet de levage. Le système de démultiplication, qui permet de lever des charges importantes, se situe dans le réducteur et aussi grâce à un volant de manœuvre d’un diamètre bien plus important que la noix d’entrainement

Volant de manœuvre de palan manuel

Le volant de manœuvre ainsi que la noix de levage sont munis de crans (appelés poches) permettant d’entrainer les chaînes. La chaîne de manœuvre est une chaîne de faible qualité supportant une charge de 100 à 150kg, mais avec une protection anticorrosion en surface par électro-zingage. La chaîne de levage est d’une grande qualité pouvant lever plusieurs tonnes. Elle est composée d’une suite d’anneaux ovales d’une dimension très bien calibrée, composé d’un acier très résistant à la traction, avec un traitement de surface composé souvent d’un apport de carbone en périphérie, suivi d’une trempe afin de rendre la surface des maillons plus dure et donc plus résistants à l’usure. Souvent un dernier revêtement est appliqué sur cette chaîne par électro-zingage, déposant une couche de zinc, qui apporte une résistance à la corrosion.

Les chaînes de levage ont différentes dimensions en fonction des capacités de charge et des souhaits des constructeurs de palans.

Les chaînes de levage doivent être graissées de temps en temps avec une graisse relativement fluide car une chaîne non graissée s’use environ 10 fois plus vite qu’une chaîne graissée. Dans le cas, d’usage de palan travaillant en permanence dans la poussière, la graisse est déconseillée, car graisse + les grains de poussière forment une pate très abrasive très nuisible à la chaîne. Dans ce cas, il faut privilégier un lubrifiant sec, souvent à base de téflon.

Pour éviter tout accident, il est nécessaire de contrôler régulièrement l’état de la chaîne de levage, de ses crochets, et du frein. Un contrôle par un organisme agréé, est obligatoire, au moins une fois par an. Aussi, il est interdit de lever avec un palan, une charge supérieure à celle indiquée sur sa plaque signalétique.

Il existe une gamme à carcasse aluminium. Du fait de leur légèreté, ces palans sont un atout important pour les personnes qui travaillent sur les chantiers.

Les palans sont soumis à divers réglementations et décrets comme : la directive machine 2006/42/CE, les décrets 98/1084 et 2002-1404 et de nombreux articles du code du travail. Les chaînes de palans sont eux aussi soumis à des règlementations spécifiques comme entre autres les normes DIN 5684-8 et EN 818-7.