Palan manuel à câble ou à sangle, à levier

Ces palans manuels sont les moins utilisés. Ces palans sont originaires des USA, mais sont très copiés par l’industrie Chinoise.
Leurs capacités de charge sont très limitées. De 450kg à 1800kg.

Principe de fonctionnement,
des palans manuels à câble

Les palans sont composés d’un châssis ouvert, d’un tambour sur lequel est enroulé le câble ou la sangle polyester. Ce tambour monté sur un axe. Le tambour est équipé d’une roue dentée, qui est entrainée par un cliquet, via un levier. Un doigt de reversion permet d’inverser le sens de fonctionnement du palan, en activant un des 2 cliquets qui s’enclenchent indépendamment dans la roue dentée. Hors charge, Il est aussi possible de débrayer le tambour pour sortir une longueur importante de câble ou de sangle en peu de temps.
La course de ces palans est relativement faible, compte tenu que le tambour a des dimensions très réduites. En fonction des capacités de charge, la course de ces palans varie entre 1,5m et 9,2m.
L’avantage de ces palans est un poids relativement faible, de 4.5 à 15kg.
Ce type de palan peut être équipé d’une moufle inférieure, à une poulie. Cette moufle est équipée d’un crochet.
Ils sont assujettis aux mêmes règles de conformité que la plupart des palans manuels.

Palan

Volant de manœuvre de palan manuel

Le volant de manœuvre ainsi que la noix de levage sont munis de crans (appelés poches) permettant d’entrainer les chaînes. La chaîne de manœuvre est une chaîne de faible qualité supportant une charge de 100 à 150kg, mais avec une protection anticorrosion en surface par électro-zingage. La chaine de levage est d’une grande qualité pouvant lever plusieurs tonnes. Elle est composée d’une suite d’anneaux ovales d’une dimension très bien calibrée, composé d’un acier très résistant à la traction, avec un traitement de surface composé souvent d’un apport de carbone en périphérie, suivi d’une trempe afin de rendre la surface des maillons plus dure et donc plus résistants à l’usure. Souvent un dernier revêtement est appliqué sur cette chaîne par électro-zingage, déposant une couche de zinc, qui apporte une résistance à la corrosion.

Les chaînes de levage ont différentes dimensions en fonction des capacités de charge et des souhaits des constructeurs de palans.

Les chaînes de levage doivent être graissées de temps en temps avec une graisse relativement fluide car une chaîne non graissée s’use environ 10 fois plus vite qu’une chaîne graissée. Dans le cas, d’usage de palan travaillant en permanence dans la poussière, la graisse est déconseillée, car graisse + les grains de poussière forment une pate très abrasive très nuisible à la chaîne. Dans ce cas, il faut privilégier un lubrifiant sec, souvent à base de téflon.

Pour éviter tout accident, il est nécessaire de contrôler régulièrement l’état de la chaîne de levage, de ses crochets, et du frein. Un contrôle par un organisme agréé, est obligatoire, au moins une fois par an. Aussi, il est interdit de lever avec un palan, une charge supérieure à celle indiquée sur sa plaque signalétique.

Il existe une gamme à carcasse aluminium. Du fait de leur légèreté, ces palans sont un atout important pour les personnes qui travaillent sur les chantiers.

Les palans sont soumis à divers réglementations et décrets comme : la directive machine 2006/42/CE, les décrets 98/1084 et 2002-1404 et de nombreux articles du code du travail. Les chaînes de palans sont eux aussi soumis à des règlementations spécifiques comme entre autres les normes DIN 5684-8 et EN 818-7.